une maman et son fils se tapent dans la main
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Faber et Mazlish : mes 5 outils préférés et qui marchent !

Avez-vous déjà entendu parler de l’approche Parler / Écouter de Faber et Mazlish ? Je dois dire que les livres de ces deux auteures ont été comme des révélations pour moi dans mon rôle de maman. Notamment, leur livre Parler pour que les enfants écoutent, écouter pour que les enfants parlent qui a été qualifié de « Bible de l’art d’être parent » par le Boston Globe. Alors que nous apprend donc ce livre ? Et pourquoi cette approche peut être une révélation pour bon nombre de parents partout dans le monde ?


Combien de fois vous est-il arrivé d’entendre ou de dire ?

« Si vous ne m’écoutez pas maintenant, on part du magasin. »

« Si tu ne m’écoutes pas tout de suite, tu seras privé de … »

« Tu es vraiment insupportable, tu ne m’écoutes jamais. »

« C’est toujours la même chose avec toi, je dois répéter tout 100 fois. »

Oh oui, l’incapacité de nos enfants à nous écouter nous met souvent dans un état d’agacement et d’impuissance. Le ton monte, nous nous disons qu’il le fait exprès … le conflit éclate !

Je vais vous partager mes 5 habiletés préférées de l’approche Faber et Mazlish. Ce ne sera peut être pas une révolution selon vous, car aujourd’hui ces astuces ont été reprises par tous les pontes de la parentalité en France. Mais sachez que tout ceci vient d’abord de 2 mères de famille, convaincues des travaux du Dr. Haim Ginott, et qui ont voulu les diffuser auprès d’un maximum de parents !

Et puis, un petit rappel ne fait jamais de mal ? 🙂

Qui sont Adèle Faber et Elaine Mazlish ?

À l’origine de l’approche Parler / Écouter, deux mères de famille américaines ! Chacune maman de 3 enfants, elles participent pendant 5 ans au groupe d’éducation parentale du Dr. Haim Ginott.

Psychologue et thérapeute, le Dr. Haim Ginott a passé sa carrière entouré d’enfants et de parents. Nous pourrions dire qu’il a été un « éducateur de parents ». Il a initié des techniques pour parler aux enfants toujours utilisées de nos jours, et largement répandues dans le monde grâce notamment à Faber et Mazlish.

En effet, enthousiastes de ces découvertes et de ces techniques bien novatrices pour l’époque, elles ont décidé de présenter ces outils à d’autres parents. C’est ainsi qu’est né au début de années 80, leur premier ouvrage, “Parents épanouis, enfants épanouis”. Ce livre a d’ailleurs reçu le Prix Christopher en propageant « les plus hautes valeurs de l’esprit humain« .

Je dirais ensuite que le plus connu de leur ouvrage est sans doute Parler pour que les enfants écoutent, écouter pour que les enfants parlent. Selon moi, ce livre devrait être offert à tout future ou jeune parent 🙂

Qu’apprend-on dans ces livres ?

L’approche Faber et Mazlish

L’approche Parler / Écouter de Faber et Mazlish en 5 points :

  • Une approche basée sur l’importance de la prise en compte des sentiments : ceux des enfants et ceux des parents.
  • Une approche pratico-pratique plus que théorique : des habiletés concrètes et utilisables aussitôt dans le quotidien.
  • De multiples témoignages et mises en scène pour nous faire réaliser que nos façons de faire « automatiques » n’obtiennent pas les résultats attendus.
  • Une approche qui cherche la coopération et non l’obéissance.
  • Une approche qui aide à faire prendre conscience de l’impact de nos mots.

Les livres et les ateliers Faber et Mazlish proposent ainsi une multitude d’exercices et de mises en situation reflétant des situations du quotidien qui génèrent souvent des conflits. Cette approche consiste à mieux comprendre les failles dans notre communication avec les enfants, mais surtout elle offre des outils de communication concrets et efficaces.

Pour en savoir davantage sur les ateliers Faber et Mazlish, c’est par ici !

Mes 5 habiletés Faber et Mazlish préférées

astuces parentalité pour que les enfants écoutent

1. Dites-le avec un seul mot

Nous, parents, avons tendance à trop parler 🙂 A faire de longues phrases, et parfois même des monologues avec une toute bonne intention de faire passer un message.

À partir de 5-6 ans, les enfants savent généralement ce qu’ils sont censés faire. Par contre, ils ont besoin d’un simple rappel, un seul mot pour leur rafraîchir la mémoire.

« Ils ne vous écouteront pas si vous n’arrêtez pas de parler »

Faber et Mazlish

Au lieu de vous lancer tous les soirs dans des explications ou longues phrases telles que :

« En rentrant, enlève tes chaussures et range ton sac pour ne pas que ça traine par terre ». « Après le repas, lave tes mains et va mettre ton pyjama pour te préparer pour le coucher ».

Essayer plutôt : « Chaussures ». « Sac ». « Les mains. » « Pyjama. »

Vous serez surpris par l’efficacité de cette technique avec les enfants et les ados !

2. Donnez un choix à votre enfant

Nous ne le dirons jamais assez, mais un enfant a besoin de contrôle, a besoin de sentir qu’il peut décider. Et qui ne veut pas avoir son mot à dire sur la façon de faire quelque chose, même si c’est une petite chose ?

Il ne s’agit pas de donner un choix à chaque fois que vous demandez quelque chose à votre enfant. Non, non. Cependant, quand la situation est propice, quand le choix à faire est ok pour vous aussi, n’hésitez pas à donner un peu de pouvoir positif à votre enfant 🙂

Faire participer l’enfant à une décision ou une action peut l’amener à faire des choix acceptables pour vous. Adieu le rapport de force, vous arriverez à une situation Win / Win !

Le choix fonctionne très bien pour l’habillage, pour la routine du matin ou du soir par exemple.


3. Décrivez ce que vous ressentez

Bien souvent, quand nous parlons de parentalité positive, il est compris qu’un parent ne peut pas crier, ne peut pas exprimer ses émotions, ne doit pas dire « non »… Ce qui amène bon nombre de parents à culpabiliser, à se dire « ça ne marche pas », à s’épuiser… Tout ceci est une mauvaise interprétation de la parentalité positive.

Faber et Mazlish nous l’expliquent d’ailleurs très bien. Dans de nombreuses mises en scène de leurs livres, nous pouvons voir que le parent a le droit et est même encouragé à exprimer ses attentes, ses besoins, son mécontentement. Tout ceci, sans violence verbale, c’est à dire sans agresser, humilier ou insulter l’enfant. La clé est d’utiliser le message « Je ».

Cette habileté n’est pas facile car nous sabotons rapidement notre phrase « Je » avec un « Tu » qui se faufile ! « Je n’aime pas du tout que TU … »

Avec un peu d’entraînement et de pratique :

« Je n’apprécie pas qu’on fouille dans mes affaires. »

« Je suis vraiment exaspérée quand je retrouve des miettes dans le canapé ! »

« Je ne supporte pas de devoir ramasser des chaussettes sales dans toute la maison. »

4. Écrivez une note

Parfois rien n’est plus efficace qu’un message écrit. Que votre enfant sache lire ou non, il aura toujours plaisir à vouloir savoir ce qui est écrit sur cette note. Cela évite une énième répétition pour vous parent, et l’enfant apprécie en général que le parent ait pris le temps d’écrire.

Des petits exemples de notes que j’ai utilisées la maison :

  • « Avant d’ouvrir le placard à jeux, demande toi si tu as finis tes devoirs? »
  • « J’ai des petits bouts qui me gênent entre mes dents et je ne sens pas bon » Signé Ta bouche.
  • « Je préfère être suspendue pour sécher, merci », signé La serviette de bain.
  • « Je vais rester sale toute la vie et personne ne voudra de moi », signé n’importe quel vêtement qui traine par terre.

Parfois, l’enfant va lui aussi répondre par un petit mot 🙂

affiche faber et mazlish

5. Acceptez et reconnaissez les sentiments de votre enfant

La dernière et non pas des moindres : accueillir et reconnaître les émotions. Celles de nos enfants mais savoir aussi exprimer les nôtres. Même lorsque ce comportement nous déconcerte parce que nous ne comprenons pas pourquoi un bout de jambon coupé et non roulé est à l’origine d’une crise.

Nous avons tendance à nier ou à minimiser les émotions de nos enfants.

« Ca va aller. » « Voyons ne pleure pas pour ça. »

Quand nos enfants nous racontent leurs mésaventures, nous essayons naturellement de les aider. Souvent cette aide passe par les convaincre que « ce n’est pas grave ».

Quel impact cela a-t-il sur eux ? Ils s’énervent encore plus ? Pleurent encore plus ? Se sentent incompris ? Seuls ?

De cette façon, il s’avère que nous versons de l’essence sur le feu au lieu de verser de l’eau !

Voici quelques pistes fournies par Faber et Mazlish pour accueillir les émotions :

  • Mettre de mots, nommer les sentiments. « Ca a l’air effrayant! ». « On dirait que tu es très en colère que … »
  • Mettre par écrit. L’écrit donne aux enfants le sentiment d’être pris au sérieux.
  • Utiliser l’art. Un crayon, des feutres, de la pâte à modeler. « A quel point es-tu triste? » « Dessine moi ta colère. »
  • Accueillir les émotions presque « en silence » : écouter attentivement, sans distraction, sans chercher à intervenir. Montrer votre soutien par de simples interjections « Oh non! », « Ahhh? »
affiche reconnaître les émotions de l'enfant

Astuce Bonus Faber et Mazlish

Je ne peux terminer ce post sans mentionner une 6ème et dernière habileté que j’ai pratiquée de nombreuses fois avec Little B… et qui a un certain pouvoir magique !

Dans le livre, cette habileté s’énonce ainsi : donner en fantaisie ce que vous ne pouvez donner en réalité. En d’autres mots, mettez à profit l’imaginaire pour leur offrir ce qu’ils souhaitent.

« Je veux une glace, je veux une glace, je veux une glace! ».

« J’adorerais avoir une baguette magique pour faire apparaître une glace géante, aussi haute que l’arbre du jardin. Tu imagines une glace si grande ? ».

« Oui, et il y aurait des oiseaux qui viendraient en manger. Et une balançoire accrochée ».

Parfois, souvent ? notre enfant désire quelque chose plus que tout. Et soit nous nous y opposons, soit ce n’est pas possible à ce moment là, soit nous n’en n’avons tout simplement pas. La tentation est grande pour le parent d’expliquer encore une fois les raisons. « Je t’ai déjà dit que nous ne pouvions pas aller à la bibliothèque aujourd’hui. Le jeudi, elle est fermée. Voyons arrête de pleurer pour ça. »

Il y a peu de chance que votre enfant se calme, comprenne et accepte cette dure réalité.

Et si vous lui disiez : « Oh tu imagines si la bibliothèque pouvait rester ouverte toute la nuit ? Et que nous pourrions dormir au milieu des livres ? ».

Le seul fait de comprendre à quel point votre enfant veut quelque chose l’aide bien souvent à mieux supporter le fait de ne pas l’avoir. Un peu de magie pour atténuer la dure réalité des choses, et le tour est joué 🙂

Et chez vous, quelles sont les habiletés et outils testés ? Ceux que vous appréciez le plus ?

Les livres Faber et Mazlish



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